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Le blason

Pourquoi un blason ?

En 1943, le gouvernement de Vichy suggéra à toutes les communes qui ne possédaient pas de blason de remédier à cette absence. La délégation municipale, qui remplaçait les élus pendant l'occupation allemande, chargea alors un héraldiste, dont le nom nous reste inconnu, de dessiner un blason pour notre ville.

À l'origine, ce dernier était très simplet et ne comportait ni couronne de pierres (couronne murale en héraldique) qui figure généralement sur les armoiries des villes anciennement fortifiées - ce qui n'est pas le cas de Paray -, ni les feuilles de chêne qui forment, avec la couronne, ce que l'on nomme "ornements extérieurs".

Sa composition

Comme notre commune, le blason est composé de trois éléments. Le rectangle supérieur correspond à la Vieille Poste où à un temps la commune de Paray avait choisi d'installer sa mairie. Ce rectangle est meublé d'un "huchet (1)" sur fond rouge (fond de gueules en héraldique).

Sous le rectangle, le blason est séparé en deux moitiés. Paradoxalement, ces deux parties ne correspondant pas aux deux abbayes qui possédaient la majeure partie des terres, mais seulement aux propriétés qui, dès l'origine, portaient le nom de Paray et qui, en dernier ressort, dépendaient de l'abbaye de Saint-Germain, du maréchal de Vaux et autres petits propriétaires.

La moitié gauche reproduit les armes de l'abbaye de Saint-Germain. En héraldique, on les décrit ainsi : trois fleurs de lys sur fond d'azur contenant un écu sur fond de sable portant trois besants d'argent (2). Ce sont trois fleurs de lys sur fond bleu avec, au milieu, un petit écu décoré de trois disques blancs. Il se trouve que les abbés de Saint-Germain avaient participé aux croisades et avaient adopté la monnaie des califes, le besant, ou monnaie byzantine, ce qui explique leur présence sur le blason.

La moitié droite du blason reproduit les armes du maréchal de Vaux. En héraldique : d'or à une bande de gueules chargée de trois croissants d'argent. Cela signifie : un fond jaune, traversé d'une bande rouge, ornée de trois croissants (3), rappelant la lutte contre "l'infidèle" pendant les croisades. Cependant, le service des Sceaux des Archives nationales affirme que ces emblèmes n'ont aucune valeur de symbole et servaient seulement à distinguer une famille.

Finalement, rien dans notre blason ne correspond au territoire de Contin, ancienne propriété des abbés de Sainte-Geneviève. Pourtant, c'est actuellement la seule partie de Paray qui est urbanisée, celle où nous vivons tous, nous les Paraysiens.

 

(1) Le huchet des postillons annonçant leur passage pour dire aux passants de se garer.
(2) Sur les armes des chevaliers, les besants étaient le témoignage d'honneur des services rendus en croisade.
(3) Aucune preuve écrite ne mentionne la participation d'un des Vaux aux croisades ; ce serait d'ailleurs peu probable d'après M. Valla, héraldiste à Retournac, berceau du maréchal de Vaux.