Paray en quelques chiffres

  • Population : 7 872 habitants (au 1er janvier 2022)
  • Superficie : 6,14 km2
  • Nombre de ménages : 3 000
  • Surface habitables : 117 ha
  • Taux des résidences principales : 91,7%
  • Espace vert du parc municipal : 5,3 ha

Située à une dizaine de kilomètres de Paris, Paray-Vieille-Poste est une commune qui a gardé une identité de village. Agréable et calme, se trouvant pourtant au cœur d'un tissu urbain très dense, la commune offre un environnement vert. Paray-Vieille-Poste (91550) fait partie :

  • du Département de l'Essonne, préfecture d’Évry
  • de l'arrondissement de Palaiseau
  • du canton d'Athis-Mons
  • du Territoire n°12 du Grand Paris dit Grand-Orly Seine Bièvre 

L'histoire de Paray et son blason

Petit village sans histoire jusqu'au XVIIIème siècle, Paray-Vieille-Poste s'anime avec l'installation d'un relais de poste. Mais ce sont les guerres successives du XIXème siècle qui vont sceller le destin de Paray avec l'arrivée d'un terrain d'atterrissage, puis de l'aéroport d'Orly tel qu'on le connaît aujourd'hui. Celui-ci modifie durablement le paysage de la ville.

Pour revivre le passé paraysien, rendez-vous sur le site de l'association La Petite Diligence.

Sa composition

Comme notre commune, le blason est composé de trois éléments. Le rectangle supérieur correspond à la Vieille Poste où à un temps la commune de Paray avait choisi d'installer sa mairie. Ce rectangle est meublé d'un "huchet (1)" sur fond rouge. Sous le rectangle, le blason est séparé en deux moitiés. Ces deux parties correspondent aux propriétés qui, dès l'origine, portaient le nom de Paray et qui, en dernier ressort, dépendaient de l'abbaye de Saint-Germain, du maréchal de Vaux et autres petits propriétaires.

La moitié gauche reproduit les armes de l'abbaye de Saint-Germain. Ce sont trois fleurs de lys sur fond bleu avec, au milieu, un petit écu décoré de trois disques blancs. Il se trouve que les abbés de Saint-Germain avaient participé aux croisades et avaient adopté la monnaie des califes, le besant, ou monnaie byzantine, ce qui explique leur présence sur le blason. La moitié droite du blason reproduit les armes du maréchal de Vaux, rappelant la lutte contre "l'infidèle" pendant les croisades.

(1) Le huchet des postillons annonçant leur passage pour dire aux passants de se garer.

Les origines de Paray

Paray

Sous le règne de Clovis, les grands établissements religieux prennent une importance considérable. En 1195, les deux abbayes parisiennes de Saint-Germain-des-Prés et de Sainte-Geneviève se voient attribuer une grande partie de Paray. Vers 1250, afin de n'avoir qu'un seul interlocuteur pour transmettre instructions et exigences, les moines sont représentés par un maire, choisi parmi les habitants. À travers les siècles, le village de Paray et son écart Contin ont une vie très discrète : la concentration de deux grosses fermes, l'éloignement d'un axe routier important, l'absence d'un cours d'eau... condamnent le village à végéter. En 1790, on estime sa population à 60 habitants.

La Vieille Poste

Le véritable service postal est créé par Louis XI en 1479. Il fait mettre en place des relais toutes les 7 lieues, soit environ 30 kilomètres. En 1710, le relais de Juvisy est baptisé « La Vieille Poste ». Dès le XIXème siècle, la Vieille Poste prend de plus en plus d'importance en raison, d'une part, de sa situation de carrefour principal de plusieurs communes et, d'autre part, de sa proximité de la route de Fontainebleau. La Vieille Poste devient le centre actif et vital de Paray, si bien que le conseil municipal décide d'y édifier la première mairie-école en 1890.

La 1ère guerre mondiale et ses conséquences

La grande guerre de 1914-1918 est peu ressentie dans notre commune, si ce n'est à travers l'absence des hommes partis sur le front. 1917 marque le plus grand bouleversement pour la Vieille Poste lorsque les Américains entrent en guerre contre les Allemands et transforment les grands champs d'Orly en terrain d'atterrissage. Au lendemain de la guerre, la hausse des loyers et l'entassement de la population dans des locaux malsains accroissent la crise du logement. Les classes populaires fuient la ville pour les départements limitrophes, le trafic ferroviaire s'améliore et permet une mobilité accrue. En 1921, le cabinet Bernheim, spécialisé dans l'implantation de lotissements de la banlieue sud de Paris, achète une grande partie de la ferme de Contin. Rapidement, il procède à la division en lots de 400 m2 qui seront destinés à la location-vente.

De 1921 à 1939

Le nom de Paray-Vieille-Poste apparaît en 1923. Entre 1921 et 1928, la vie des habitants de Paray est pénible. La transformation des lotissements est lente et en 1928, alors que la population dépasse les 3 000 habitants, l'eau courante est inexistante et les rues sont encore à construire. L'installation du réseau électrique et l'alimentation en eau potable se fait en 1931, les travaux de chaussée, pour leur part, se terminent en 1933.

La Seconde Guerre Mondiale et les bouleversements de l’après-guerre

En 1940, Paray-Vieille-Poste est victime des raids aériens lancés contre l'aérodrome d'Orly. La vie reprend son cours après la libération d'août 1944.

La reconstruction de Paray-Vieille-Poste

En 1946, le déplacement de la population et des commerçants vers la place Henri-Barbusse crée un déséquilibre, car les entités administratives de la commune sont restées à la Vieille-Poste. La place devient malgré tout le centre de la commune et, en 1957, les services municipaux sont déplacés en son cœur. Peu après, la commune entreprend la construction d'un hôtel des Postes mieux adapté aux besoins croissants de la population.

Le développement de l'aéroport d'Orly et ses conséquences

Le décret du 6 mai 1954 déclare d'utilité publique les travaux d'extension de l'aéroport d'Orly. De 1954 à 1961, ce sont ainsi les deux tiers du territoire de la commune qui se retrouvent occupés par l'aéroport, engendrant des opérations d'expropriation. La Vieille Poste disparaît, l'école Paul-Bert est transférée dans le quartier sud de Paray, une nouvelle poste est construite place Henri-Barbusse, ainsi que l'Hôtel de Ville, le cimetière est déplacé et reconstruit au nord de la commune. C'est donc, au milieu du XXème siècle, une page importante de l'histoire de la ville qui se tourne. La population paraysienne continue de croître jusqu'en 1975, pour atteindre 7 618 habitants. Depuis 1982, la population s'est stabilisée autour de 7 200 habitants.

Pour en savoir plus

Paray et l'Aéroport d'Orly

La relation Aéroport d’Orly – Paray c’est...

Une large part du territoire paraysien accueille l'aéroport d'Orly, pourtant Paray garde son esprit et son agréable cadre de vie pavillonnaire et verdoyant. Économiquement, la Ville ne peut que se féliciter de la proximité de l'aéroport : il est le premier pourvoyeur d'emplois pour les Paraysiens. Les retombées économiques ont permis à la commune de se doter d'équipements assurant aux habitants un choix de services de qualité.

Une relation riche de promesses d’avenir...

Le projet « Cœur d'Orly » ayant pour objet de développer sur le territoire un quartier d’affaires international à la fois humain et respectueux de l’environnement, dynamise le territoire. De futurs projets promettent un bel avenir à la relation entre Paray et l’aéroport : le pôle Orly-Rungis, deuxième pôle d'emplois après la Défense, va bénéficier de nouvelles dessertes en terme de transports. Bientôt, la création d'une gare TGV à Orly intensifiera le développement économique : l'aéroport deviendra un véritable complexe d'échanges à plusieurs niveaux, comme le sont déjà quelques aéroports européens.

Jumelages

Kruft (Allemagne)

Située à 600 km de Paray-Vieille-Poste, Kruft est localisée dans le land de Rhénanie-Palatinat. Signé le 17 septembre 1967, le jumelage avec la Ville de Kruft va fêter ses 55 ans en 2022.

Péruweltz (Belgique)

Le 4 avril 1976 une charte de jumelage avec Péruwelz fut signée à Paray. La commune belge peut se revendiquer un statut de ville à la campagne, par sa structure urbaine jusqu'à la butte de Bon-Secours, par les nombreuses activités socio-économiques de production, de transformation et de construction, ainsi que de commerces et de services de toute nature.